Un héritage est indivis tant que les biens du défunt n'ont pas été partagés : chaque héritier détient une quote-part idéale (un « quinhão ») sur l'ensemble, personne n'est propriétaire d'un bien précis. Des centaines de milliers de maisons portugaises sont dans cette situation — souvent depuis des générations, avec des héritiers dispersés entre France, Suisse et Amérique.
Pourquoi c'est un problème
- Impossible de vendre ou d'hypothéquer seul ;
- Les charges (IMI — la taxe foncière portugaise —, travaux, assurance) courent, et souvent un seul paie ;
- La maison se dégrade, et chaque génération multiplie les héritiers ;
- Avec la loi de 2026, l'indivision cesse d'être un état stable : un seul cohéritier pourra forcer la vente.
Droits et devoirs dans l'indivision
Chaque héritier peut utiliser le bien (sans exclure les autres), a droit à sa part des revenus, et doit contribuer aux charges. Celui qui occupe la maison seul peut devoir une indemnité aux autres — un classique des étés au village qui finissent mal.
Sortir de l'indivision aujourd'hui : 4 voies
- Partage amiable (notaire ou Balcão das Heranças) si tout le monde est d'accord ;
- Vente d'un commun accord du bien entier ;
- Vente de votre quote-part — sans attendre personne (droit de préférence des cohéritiers) ;
- Inventário (procédure judiciaire/notariale) — long et coûteux, mais débloque les cas sans accord.
Ce qui change en 2026-2027
Quand la nouvelle loi entrera en vigueur (elle attend promulgation et décrets), sortir de l'indivision n'exigera plus l'unanimité : un héritier seul pourra déclencher la procédure de vente, avec fenêtre amiable de 6 mois et enchère en dernier recours. Vivre à 1 500 km n'exonère pas des délais — préparez le dossier maintenant.