Hériter n'est ni automatique ni obligatoire : chaque héritier peut accepter ou répudier la succession portugaise. Le changement majeur passé inaperçu : la loi de 2026 réduit le délai pour se décider de 10 ans à 2 ans — un compte à rebours qui surprendra beaucoup de familles de la diaspora.
Vos trois options
- Accepter purement et simplement — vous héritez des biens et répondez des dettes dans la limite de l'actif successoral ;
- Accepter sous bénéfice d'inventaire — la responsabilité est limitée aux biens inventoriés ; recommandé quand le passif est incertain ;
- Répudier — vous renoncez à tout ; votre part passe aux héritiers suivants — souvent vos propres enfants, qui devront décider à leur tour (mineurs : autorisations spécifiques).
Ce que change le délai de 2 ans
Jusqu'ici, une succession pouvait rester « en suspens » une décennie. Avec le nouveau délai, l'inaction devient risquée : passé 2 ans, tout intéressé pourra faire notifier l'héritier silencieux pour qu'il se prononce — et le silence a des conséquences. Pour les familles en France, où les nouvelles du village arrivent tard, c'est un chronomètre de plus à surveiller.
Avant de décider, vérifiez
- Le passif : dettes fiscales, bancaires, charges de copropriété au Portugal ;
- La répudiation est irrévocable — et peut avoir des effets fiscaux en France ;
- Les héritages en cascade (grands-parents → parents → vous) : chaque maillon a son propre délai ;
- L'impact sur vos enfants si vous répudiez.
Dans le doute : acceptation sous bénéfice d'inventaire, et un état des lieux sérieux — le Relatório Herança d'HERDA inclut le relevé des charges et dettes inscrites sur les biens.